"Gérard Thon est un peintre des infinis. Lorsqu’on a rencontré l’homme, qu’on a perçu sa touchante humilité face au spectacle de la Nature, on est surpris au premier regard par les imposantes surficies de ses toiles, que l’on pourrait juger hâtivement ostentatoires. Il n’en est rien bien sûr, tel l’enfant dont parle le savant Augustin, qui perçoit naturellement l’immensité du monde et du savoir et la dimension infinitésimale de notre condition. Le peintre nous resitue à travers les fenêtres largements ouvertes de ses tableaux, face à la démesure, aux tensions, aux éblouissements des éléments (air, terre, eau, feu), nous, citadins, qui ne savons plus regarder le ciel et ses étoiles au-delà de la lumière électrique des réverbères, nous marins confrontés sur nos coquilles de noix aux fureurs des océans déchaînés.